À propos
Pourquoi Momia existe
Dans les marchés de Lomé, la comptabilité tient dans un cahier. Les ventes du jour, les ardoises, les factures des clients : tout au même endroit, écrit à la main. Ça marche — jusqu'au jour où le cahier se perd, se mouille, ou qu'une cliente conteste ce qu'elle doit.
Momia est né de ce constat simple. Pas d'un besoin de moderniser pour moderniser, mais du besoin de ne plus perdre l'information. Le stock, les ventes, les dettes, les factures : les mêmes gestes qu'avec le cahier, en plus sûrs.
Le produit est conçu pour le téléphone que les commerçantes ont déjà en main — pas pour un ordinateur, pas pour une connexion rapide. Et il est pensé pour la zone UEMOA telle qu'elle est : francs CFA, TVA par pays, montants en lettres, règles OHADA.
Qui est derrière
Un projet porté seule, testé sur le terrain
Je porte Momia seule, depuis Paris, avec une présence permanente à Lomé. Un·e responsable terrain accompagne chaque commerçante à l'installation, sur son propre téléphone, dans son propre marché.
Ce fonctionnement n'est pas un détail d'organisation, c'est le cœur de la méthode : un outil pour le commerce de marché ne se vend pas en ligne et ne s'apprend pas dans un tutoriel — il se montre, en personne, entre deux clients.
Où j'en suis
Encore petit, volontairement
Momia est utilisé aujourd'hui par les premières commerçantes de Lomé. J'avance volontairement lentement : chaque nouvelle utilisatrice m'apprend quelque chose que je n'avais pas prévu, et le produit change en conséquence.